Morwenna
Ca y est, l'heure du retour à Oxford a sonné.

Question de ne pas trop faire dans le pathos, je dirais juste que la séparation n'a pas été des plus faciles. Pas vraiment envie de quitter ses chers tendres, la Morwenna, et un peu frustrée de ne pas avoir eu le temps de les voir plus, et de les voir tous...
Enfin, bref, j'ai dit que je laissais les violons au placard, donc passons.

Le retour s'est bien passé, pas de retard de train, ce qui est déjà pas mal. Il pleuvait à Lille - à tel point qu'ils ont été obligé de mettre de la sciure au sol, jamais vu ça avant. A Londres, par contre, pas de pluie à l'horizon. Le lendemain non plus.

Mais, mais, mais. C'était un joke. La perfide Albion m'a surprise ce matin: me suis fait trempée, et bien comme il faut, s'il vous plait.
Welcome in England, miss !

A part la pluie, et la nuit qui tombe à 16h30, tout va bien sinon. Je suis quelque peu fatiguée, la motivation n'est pas vraiment au rendez-vous, et vous me manquez, mais je suppose que cela va passer. Le temps d'adaptation, tout ça. Enfin, je crois.

Morwenna a vraiment besoin de son "chez-soi", dirait-on. D'un lieu où elle se sente à l'aise, moins intruse. Indépendante. Posée.
Peut-être qu'ainsi la motivation reviendra.

Je vous dis à très bientôt, chers lecteurs.


Pensées en hibernation.
Morwenna
Lu sur un marque-page trouvé chez un bouquiniste:

Si le livre avait été inventé après l'ordinateur il aurait constitué une avancée majeure. Ses qualités sont en effet remarquables: légèreté, disponibilité, faible coût, fontionnement, sans consommation d'énergie, qualité d'affichage optimale...

Héhé.


A part ça, je vais bien. Retour prévu à Oxford Dimanche, donc jusque là, je profite autant que possible des gens que je peux voir et de mon forfait téléphonique français - bien qu'il soit TRES limité... Et. Je lis :-)

Promis, je me remets à ce blog (et je réponds à mes mails, accessoirement) dès mon retour ; pour l'instant, je suis un peu (beaucoup) déconnectée du PC ;-). Mes excuses les plus plates.


Pensées tendres.
Morwenna
Oui, la France m'éloigne de mon blog. La France, ou plutôt les personnes que j'y retrouve.

C'est juste merveilleux.

Morwenna recharge ses batteries bien affaiblies auprès de ses chers et tendres, et, oh my god, que c'est plaisant.

Rien ne vaut. Le sourire de celui qu'on aime au réveil. Un rire échangé avec un(e) ami(e). Les bras de sa maman, les taquineries de sa petite soeur. Un repas partagé, où l'on se nourrit autant d'une discussion amicale que de ce qui se trouve dans notre assiette. Les ragots de deux mois de khâgne. Le fait de pouvoir réconforter ses ami(e)s en face, et non par internet ou téléphone. Une après-midi shopping entre amies.

Non, rien ne vaut tout ça. Comme vous m'avez manquée, très chers. Comme je suis heureuse de vous voir, vous parler, vous redécouvrir, aussi. Car. Le temps passe, la vie nous effleure, nous change, et. Certains chemins se séparent, parfois. Cette semaine, j'ai retrouvé le chemin menant à quelques personnes. Merci.

Merci à tous, à ceux que j'ai déjà revu, à ceux que je verrai la semaine prochaine, à ceux à qui je pense bien fort même si je n'aurai peut-être pas le temps de faire un coucou. Merci à vous pour votre affection.
Merci de me redonner des repères.

Non, décidemment, rien ne vaut votre amour, votre amitié.


[Sauf peut-être Gibert Joseph et une matinée shopping-coiffeur...?]
Pensées aimantes.