Morwenna

Quand il fait froid, qu'il vente ou qu'il pleuve, à défaut de partir au soleil, il fait bon de se réfugier dans les bras d'un livre. Un petit billet lecture, donc.


Je lis régulièrement des romans légers, féminins. Sucrés. Le genre d'histoire dans lequel on se glisse aisément, qui tient chaud pendant quelques heures; des romans comme des pulls en mohair, doux et confortable. J'ai ainsi lu d'autres livres de katie Fforde, ou découvert Lisa Jewell avec The Truth about Melody Browne, un roman pas si léger qu'il n'en a l'air.

Mais. Je lis maintenant l'anglais de façon beaucoup plus naturelle. Alors... Envie de livres plus consistants. De romans dont on reste hanté, dont les personnages nous poursuivent, même une fois le livre refermé.


Je me suis donc plongée dans The Magic Toyshop d'Angela Carter ("Le Magasin de jouets magiques" en français). Un régal. J'ai eu la chance d'en voir une adaptation théâtrale mercredi dernier; c'était grandiose.



Ce court mais magnifique roman nous raconte l'histoire de Mélanie, une jeune fille dont on suit le développement intérieur; sa prise de conscience vis à vis d'elle-même, de son corps, de son environnement. C'est un roman noir moderne, un conte sur l'adolescence et le deuil, l'éveil à la sensualité. Une jeune fille qui, à la mort de ses parents, doit aller habiter chez un oncle étrange qu'elle n'a jamais vu qui aime plus les mannequins à taille humaine qu'il crée dans son magasin de jouet que sa famille - sa femme, muette depuis le jour de son mariage, les deux frères de sa femme.

Angela Carter nous emporte donc un univers à la fois étrange et familier; elle renoue avec la tradition des romans gothiques pour nous confronter avec notre propre vécu. A master-piece.



J'ai également dévoré The Forgotten Garden de Kate Morton (traduit par "Le Jardin des Secrets").



Une envoûtante saga familiale, mélant secrets enfouis, tragédie, contes pour enfant, recherches des origines, ainsi qu'une pincée d'amour. Trois époques, trois femmes, une même famille.

Ce roman est difficile à résumer... Il est dense, assez complexe, mais Kate Morton réussit à nous entraîner sur les pas de ses héroïnes sans nous perdre en chemin. Le suspense est bien présent, et les pages défilent... Si vous aimez les histoires de secrets de famille, de vieilles demeures, si vous avez appréciez Le Treizième Conte, alors je vous conseille fortement The Forgotten Garden.


The Outcast de Sadie Jones m'attend... Affaire à suivre!




Pensées fatiguées.
Morwenna
Au détour d'une rue, j'ai croisé un enfant.
L'ombre d'un jeune garçon, inscrite sur les pierres, inscrite sous le lierre.
On discerne presque un sourire sur ses lèvres. Ou peut-être était-ce ce que j'avais envie d'y voir.
Un symbole sur un mur. Entre douce tristesse et sourire d'encouragement. Juste l'image d'un enfant...
Et pourtant.



Morwenna
J'avais décidé de m'occuper un maximum pour a/être fatiguée le soir et dormir mieux et b/ne pas cogiter autant et voir les choses d'un point de vue positif.
Pour ce qui est du sommeil, c'est pas encore gagné gagné, mais question occupation, oui.

Mes journées sont effectivement bien, voire très bien remplies. Les cours occupent une bonne partie de mon temps; à cela s'ajoutent les devoirs écrits, les recherches pour lesdits devoirs, le bénévolat à Oxfam, une pièce de théâtre ce soir, le ménage (mes colocs n'ont pas la fièvre ménagère, apparemment...), les dossiers de candidature à remplir (et c'est pas une 'mince pie'), une virée à Bath le week-end prochain (pour un futur essay de tourisme - enfin, ça, c'est la raison officielle. La raison officieuse, c'est que Bath abrite en ses murs le musée de Jane Austen. Héhé.). Ainsi qu'un superbe week-end à Lille. Restons pudique à ce propos; je dirais simplement que c'était...magique.

Du coup, j'ai des mails/lettres en retard, sans parler des articles sur ce blog. Argh. Mes plus plates excuses.
Bientôt, bientôt, promis.
En attendant mieux, voici deux petits clichés.
Le premier est pris à Oxford. J'ai eu la surprise de découvrir un nouveau panneau. Nous connaissions les panneaux "attention enfants" ou "attention piétons", voire "attention traversée d'animaux".
Les Anglais ont inventé le panneau "attention, personnes âgées".
Le deuxième a été pris chez moi. Devinerez-vous ce qu'est cette chose étrange, tapie à l'angle du canapé? Un monstre? Un alien?

Non. Ce n'est que ma chienne...

Bon, c'est pas tout ça, mais il faut que je retourne à mes dossiers d'IUT moi. Bonne soirée à tous!

Pensées survoltées.