Morwenna
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Même si Jane Austen détestait Bath et ses coteries de mondains spirituels, elle y a tout de même fait de nombreux séjours avec son oncle et sa tante et y a vécu durant 5 ans.
C'est donc avec euphorie que je me suis rendue dans la ville où se déroule certains romans favoris.

Bath... Une ville qui respire le passé, une cité pleine de charme. Ses monuments de pierre dorée, ses arcades romaines, ses musées passionnants. Tout à concordé pour faire de cette journée un souvenir mémorable. Je suis encore envoûtée...



Pour commencer, un petit aperçu de la ville, et de quelques bâtiments et lieux qui ont attirés mon attention.


Roman Bath (les thermes romains, désormais un musée) et The Assembly Rooms, la "salle des fêtes" Georgienne et Victorienne, où étaient donnés bals et réceptions.

The Royal Crescent et The Circus.
De quoi s'en mettre plein les mirettes.
Mais. Ce n'est pas tout. Bath abrite surtout The Jane Austen Centre, un merveilleux musée consacré, comme son nom l'indique, à Jane Austen.
Le rêve, quoi.
Tout commence par un gentilhomme en costume d'époque qui nous accueille à l'entrée. Le ton est donné, et le sourire ne quitte plus mes lèvres.
Ensuite, passage obligé à la boutique, en attendant que la visite ne commence. Le paradis de tout Austen Lover qui se respecte, où j'ai pu trouver quelques livres et autres souvenirs.
Ensuite, petit speech par la guide. Elle parlait très vite. Très fort. Le tout avec un cheveu (voire plusieurs) sur la langue. C'est là que votre Morwenna se rend compte qu'elle a bien progressé en anglais. S'en suit la visite proprement dite. Appareil photo en main, on déambule dans l'univers de Jane Austen. Des mannequins mettent en lumière certains aspects de la vie de l'époque, appuyés par des extraits de romans ou de lettres de Jane Austen. Le tea time, les dances, les jeux de cartes, le shopping, la correspondance épistolaire... entre autres. Un moment hors du temps.


Il faut ensuite se remettre de ses émotions. Pour cela, une petite pause s'impose at The Regency Tea Room. Face à un portrait du haut combien divin Mister Darcy, il est temps pour nous de déguster concumber sandwiches, scones with creme and butter, le tout arrosé d'un thé délicieux.

La carte proposait même un "Tea with Mister Darcy", trop copieux pour moi, mais l'appelation me tentait bien!


La curiosité nous a ensuite mené au Fashion Museum. Du XVIIème siècle à nos jours, l'histoire de la mode et du costume s'ouvrent devant les yeux pétillants de Morwenna. J'ai pu admirer des robes dignes d'être portées par Elizabeth Bennett ou Jane Eyre.




Hum... On se sent redevenir une petite fille devant ces sublimes tenues...
Heureusement, The Yellow Shop est venu à ma rescousse, une petite boutique vintage pas forcément terrible, mais où je suis quand même parvenue à dénicher une charmante robe rouge. De quoi me sentir un peu princesse, moi aussi.
Une journée fort chargée, donc. Qui donne des envie de culture et de tourisme. De passer d'autres Dimanches hors des murs d'Oxford.
J'aime l'Angleterre. Même s'il pleut, même si je suis loin de ceux qui me sont chers.
Oui, décidemment. J'aime.
Pensées neigotteuses.



Morwenna

Même le thé se pare de votre image.
Il y a vos sourires dans les reflets de l'eau. Il y a les souvenirs.
Je cherche votre tendresse dans les volutes vaporeuses qui s'échappent de la tasse.


Une semaine. Et. Je serais avec vous.
Si j'ai de la chance, j'irai manger grec avec F., papoter à la terrace d'un café avec L., boire un thé chez K., fumer une cigarette avec S. et peut-être envoyer un "big câlin dans sa face" à M. au passage, écouter les derniers potins de la khâgne compilés par N., partager quelques heures avec A. Entre autres.

Une semaine...
Et. Le rire de ma maman. Ses bras, à lui, ses yeux qui pétillent, ses fossettes craquantes.

Retrouver les odeurs familères d'encens et de Hugo Boss. M'y nicher.
Reprendre des forces.


Une semaine, encore, où mon thé aura un goût d'absence, mais aussi. D'impatience.
Morwenna

Quand il fait froid, qu'il vente ou qu'il pleuve, à défaut de partir au soleil, il fait bon de se réfugier dans les bras d'un livre. Un petit billet lecture, donc.


Je lis régulièrement des romans légers, féminins. Sucrés. Le genre d'histoire dans lequel on se glisse aisément, qui tient chaud pendant quelques heures; des romans comme des pulls en mohair, doux et confortable. J'ai ainsi lu d'autres livres de katie Fforde, ou découvert Lisa Jewell avec The Truth about Melody Browne, un roman pas si léger qu'il n'en a l'air.

Mais. Je lis maintenant l'anglais de façon beaucoup plus naturelle. Alors... Envie de livres plus consistants. De romans dont on reste hanté, dont les personnages nous poursuivent, même une fois le livre refermé.


Je me suis donc plongée dans The Magic Toyshop d'Angela Carter ("Le Magasin de jouets magiques" en français). Un régal. J'ai eu la chance d'en voir une adaptation théâtrale mercredi dernier; c'était grandiose.



Ce court mais magnifique roman nous raconte l'histoire de Mélanie, une jeune fille dont on suit le développement intérieur; sa prise de conscience vis à vis d'elle-même, de son corps, de son environnement. C'est un roman noir moderne, un conte sur l'adolescence et le deuil, l'éveil à la sensualité. Une jeune fille qui, à la mort de ses parents, doit aller habiter chez un oncle étrange qu'elle n'a jamais vu qui aime plus les mannequins à taille humaine qu'il crée dans son magasin de jouet que sa famille - sa femme, muette depuis le jour de son mariage, les deux frères de sa femme.

Angela Carter nous emporte donc un univers à la fois étrange et familier; elle renoue avec la tradition des romans gothiques pour nous confronter avec notre propre vécu. A master-piece.



J'ai également dévoré The Forgotten Garden de Kate Morton (traduit par "Le Jardin des Secrets").



Une envoûtante saga familiale, mélant secrets enfouis, tragédie, contes pour enfant, recherches des origines, ainsi qu'une pincée d'amour. Trois époques, trois femmes, une même famille.

Ce roman est difficile à résumer... Il est dense, assez complexe, mais Kate Morton réussit à nous entraîner sur les pas de ses héroïnes sans nous perdre en chemin. Le suspense est bien présent, et les pages défilent... Si vous aimez les histoires de secrets de famille, de vieilles demeures, si vous avez appréciez Le Treizième Conte, alors je vous conseille fortement The Forgotten Garden.


The Outcast de Sadie Jones m'attend... Affaire à suivre!




Pensées fatiguées.